Bilan de 4 mois de freelancing full-time

Brice Schwartz

Bilan de 4 mois de freelancing full-time

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Déjà plus de 4 mois que les études et l’alternance, c’est (enfin) fini. Début mai, après 2 ans de freelancing en side project, je finissais mes derniers partiels et je quittais mon entreprise pour me consacrer à 100 % à mon activité freelance.

Plutôt que de faire le « choix de la raison » comme mes camarades d’école de commerce, j’ai complètement fui le CDI qu’ils recherchent pour la plupart.

J’ai choisi de me lancer à 24 ans, avec mes quelques années d’expérience et mon petit réseau.

Qu’en est-il, 4 mois plus tard ?

Pendant que beaucoup d’entre vous étaient en vacance en juillet et/ou août, j’ai travaillé sur de plus gros projets clients.

Me lancer si tôt, était-ce une erreur ? Me suis-je précipité ? Est-ce que je regrette mes choix ?

Petit bilan de ces 4 mois derniers mois qui ont radicalement changé le cours de ma vie (et des 2 années qui ont permis de les préparer).

Un sprint en guise d’échauffement

D’abord, je dois préciser que si je n’ai pas pris de vacances pour travailler avec mes clients, c’est parce que c’était le kiff total et que je n’avais absolument pas besoin de vacances.

C’est donc tout le contraire d’une erreur et c’est un immense plaisir de vous partager mon retour d’expérience à ce stade, même si ce n’est que le début… j’aime même dire que c’est l’échauffement.

Dès le premier mois, je me suis payé plus de 2 fois mon salaire d’alternant. 4 mois après, malgré ma sainte horreur des maths, j’ai multiplié ce chiffre (par un nombre entier et ce n’est pas 1). Bref, je vis très bien de mon activité, ce qui était pour moi le premier impératif du freelancing : inutile à mon sens de tenter cette aventure si c’était pour gagner moins qu’en CDI.

Peu à peu grâce à mes revenus plus que satisfaisants (et plutôt surprenants au départ, je dois l’admettre), j’ai pu choisir mes clients avec de plus en plus de précision et d’exigence. Plus besoin d’accepter les propositions douteuses, honteusement sous-payées et tristement peu sexy.

Aujourd’hui, je continue de travailler sur certains projets qui ne me fascinent pas, à condition qu’ils me rapportent gros. Si ce choix est discutable aux yeux de certain(e)s, mon objectif à court-terme est cependant de refuser directement toute proposition qui ne me fait pas ressentir une certaine excitation. Je veux être fier de mes projets et clamer haut et fort que j’ai bossé sur tel projet pour tel client.

Ambitieux ? Nous verrons bien…

La prospection ? Quelle prospection ?

Et ça va, tu arrives à trouver des clients ?

Parlons-en, tiens : voilà plus de 3 mois que je n’ai pas eu à prospecter ! Les missions viennent à moi, à environ 60 % via LinkedIn et 30 % via Malt. J’avoue être plutôt fier de cette situation : le travail paie et je pense avoir trouve le « truc ».

Ces demandes entrantes me permettent de faire le tri et de me positionner sur les projets qui m’intéressent le plus. Et ça, c’est un luxe inestimable.

Voilà plus de 6 mois que je poste régulièrement sur LinkedIn, que je rédige des articles, que je développe ma marque personnelle et que je me connecte à des pairs et clients potentiels, aussi bien dans la vraie vie que sur le web.

Surprise : ça marche (à fond).

Je ne dis pas que la prospection est devenue totalement désuète (même si ce post a pu le laisser penser), mais il semblerait que l’inbound fonctionne parfaitement pour mon type d’activité et les freelances en général. Ceux que je connais et dont l’activité est florissante me donnent les mêmes retours : créez du contenu, les clients vous trouveront.

Les plus confiants disent que la chance n’existe pas. Ils s’accordent tout le mérite de leur réussite. Pour ma part, je sais que mon relatif succès jusqu’à présent est le produit de mon environnement et le fruit de mon travail, mais je pense également que la chance a quelque chose à voir là-dedans.

C’est pourquoi je reste sur mes gardes et que je surveille mes arrières. Je n’oublie pas d’où je viens et en parallèle, je sais que tout peut s’effondrer à tout instant, pour une raison X ou Y, de mon propre fait ou à cause d’un événement extérieur.

Les vacances viendront en temps voulu

Je n’ai pas pris plus de 7 jours off (vacance ou juste repos) d’affilée depuis plus de 4 mois, il n’y a qu’un jour par semaine où je ne travaille pas, mais ça me convient parfaitement. En octobre, j’ai prévu de déconnecter une semaine complète. Je m’en sors bien : l’exaltation procurée par les opportunités, les projets, les rentrées d’argent et le développement de mon activité me maintiennent motivé et en pleine forme.

Je comprends mieux les entrepreneurs que j’écoute depuis plusieurs années qui disent sans sourciller qu’ils n’ont pas pris de vacances ni de weekend pendant plusieurs années.

Quand on ne ressent pas le besoin de déconnecter ou de souffler, mieux vaut rester en mouvement.

J’ai encore du mal à ne pas travailler le weekend car je me dis que je pourrais m’avancer, boucler certains projets et en démarrer de nouveaux. C’est la spirale infernale de l’entrepreneur et du freelance : toujours plus de clients, toujours plus de projets, toujours plus d’argent.

Pourtant, il faut savoir s’imposer des journées libres au risque de craquer un jour.

Mais pour le moment, tout va bien, promis. Tout va pour le mieux, même !

Un million d’apprentissages et de rencontres formidables

Bien sûr, je n’en serais pas arrivé là sans les personnes que j’ai rencontrées dans la vraie vie ou sur internet. Certains clients sont devenus des amis, voire une certaine forme de mentors. Plusieurs collaborations m’ont plus appris sur un savoir-faire en particulier qu’une bonne formation.

Mais surtout, je me suis inspiré de pairs sur LinkedIn, de blog d’experts ou de jeunes talents, de newsletters à forte valeur, de podcasts devenus des références dans le freelancing et le content marketing et de tant d’autres sources de connaissances.

Sur les sujets les plus pointus comme la stratégie de contenu ou le copywriting, j’ai appris en pratiquant bien plus qu’en me formant, à tel point que je me demande aujourd’hui si une formation serait rentable. Un jour prochain, peut-être bien que je franchirai le pas chez LiveMentor ou Stan Leloup… mais rien n’est moins sûr.

Être freelance, c’est apprendre en permanence.

Aucun manager n’est là pour nous imposer un temps de formation. Il faut savoir sortir de son confort pour accepter des challenges qui dépassent nos compétences actuelles. Le tout est de savoir s’adapter, ne pas avoir peur de l’inconnu et être capable de monter rapidement en compétence.

J’ai aussi beaucoup appris en travaillant avec des clients très différents, des startups les plus en vue aux entrepreneurs en pleine création, en passant par des PME à forte croissance, des TPE solides, des freelances passionnants et des agences d’inbound marketing plus ou moins reconnues.

La diversité de leurs métiers et secteurs m’a obligé à m’instruire sur l’énergie, l’automobile, le logement social, le management, la gestion des talents, les chatbots, l’IA, le bien-être au travail, l’immobilier ou l’entrepreneuriat, parmi tant d’autres.

Enfin, j’ai acquis une (toute) petite notoriété suite à mes posts LinkedIn et mes articles. C’est la preuve que le Content Marketing, ça marche… d’autant plus que cela m’a apporté pas mal de clients. Je dois avouer que c’est plutôt agréable de se sentir valorisé pour un métier que l’on a construit soi-même de toutes pièces et sur lequel on prend plaisir à communiquer.

La suite : Freelance or not Freelance ?

Après avoir lu jusqu’ici, vous pensez sans doute connaître la réponse à cette question. Et vous avez sans doute raison. Pour le moment, j’ai l’intention de rester freelance pour quelques années encore, il y a encore tant à explorer, à réaliser, à construire.

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Je vous l’ai dit, ce n’était que l’échauffement et en cette rentrée, il est temps de passer à la vitesse supérieure.

Mais à moyen-terme, un projet entrepreneurial d’ampleur verra le jour. Il aura pour vocation de rendre plus visibles et puissantes les marques, entreprises et associations à impact positif sur la planète, la biodiversité et l’humanité : Tech For Good, l’Economie Sociale et Solidaire, etc. J’oriente de plus en plus mes actions dans cette direction, tout sera bientôt prêt : ce n’est plus qu’une question de temps.

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J’écris sur le marketing, le copywriting, le content marketing, la société, le freelancing, l’entrepreneuriat et un brin de développement personnel. Bref, pas mal de sujets, mais tous liés entre eux. 

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