[Florilège LinkedIn] Réflexions sur le copywriting

[Florilège LinkedIn] Réflexions sur le copywriting

copywriting

Depuis 2019, je publie chaque jour ou presque sur LinkedIn. J’ai donc décidé d’assembler mes meilleurs posts sur le copywriting, cet art d’écrire pour persuader, vendre et pousser à l’action en général. Après tout, je suis copywriter freelance depuis suffisamment longtemps pour avoir bien creusé cette discipline passionnante.

Ah, le copywriting… on en parle beaucoup et vous commencez à le connaître.

Vous le voyez à chaque coin du web et de plus en plus sur LinkedIn. Normal, c’est une compétence (et non un talent) terriblement efficace pour vendre, persuader et convertir.

Alors si vous n’y connaissez rien ou pas grand chose, il n’est pas trop tard pour vous y mettre.

En soi, ce n’est pas si compliqué : c’est avant tout une façon d’écrire, accompagnée de certaines techniques.

Je vous en parlais dans plusieurs posts et articles récemment : ce n’est pas simple d’écrire pour le web, pour une marque et pour une audience de potentiels clients. Enfin si, ça doit justement l’être au maximum !

Le copywriting est l’art d’écrire pour sublimer une idée, vendre un produit ou faire ressentir une émotion à une audience.

Et ce n’est pas pour rien si c’est un métier (mais surtout une compétence de très grande valeur).

Une chose est sûre, écrire sur le web sans utiliser le copywriting n’est pas efficient.

Alors vous attendez quoi, au juste ?

Quand je dis que j’écris pour mes clients, beaucoup ignorent que c’est un métier, une compétence et une valeur ajoutée !

C’est vrai quoi, tout le monde sait écrire en français, non ? 🤔

En théorie, oui. Mais non.

Après plusieurs années d’études (et même avant), on est effectivement censé être capable d’écrire sans faute, de faire des phrases structurées et de transcrire clairement à l’écrit une pensée ou un argument.

Mais bien écrire sur Internet, ça n’a rien à voir avec réussir une dissertation. Au contraire, être très littéraire peut jouer des tours… et empêcher de devenir vraiment bon.

Rédiger pour le web dans un objectif marketing (articles, contenus de sites, réseaux sociaux, etc.) nécessite d’aller droit au but : le temps d’attention est très limité, contrairement à la lecture d’un livre.

Pour cela, il faut d’une part savoir écrire pour une cible, une base en marketing. Mais d’autre part, il est très important de maitriser l’art des phrases courtes, simples et impactantes.

Les punchlines, ce n’est pas que dans le rap.

Et j’avoue que j’ai eu du mal au début. Je manquais d’esprit de synthèse, de concision et de structuration.

Aujourd’hui, avec beaucoup de travail, ça va (beaucoup) mieux. Mais la route est encore longue pour écrire comme les meilleurs 💫

Le copywriting est-il un art, une compétence, un talent, une technique ? De la magie ?!

Un peu de tout ça. Une chose est sûre, c’est une merveille ✨

Les mots sont au coeur de toute communication. Utilisez-les pour impacter votre audience, vos visiteurs et vos prospects grâce au copywriting.

Loin d’être une science exacte, c’est l’art d’écrire pour vendre, l’apanage de celles et ceux qui manient la plume avec finesse, intelligence et esprit marketing.

Sur une page de vente, une landing page ou un site web en général, tout doit être clair et limpide. Un visiteur doit comprendre où il est, qui vous êtes et la valeur que vous pouvez lui apporter.

Pas de temps à perdre : allez à l’essentiel et soyez convainquant : vous n’aurez pas une seconde chance de faire bonne impression.

Le copywriting est utilisé depuis des décennies. Les mots étant souvent le plus important pour créer une relation et séduire une audience, il est capital de trouver les meilleurs.

Adieu le jargon, la prétention et l’égo.

L’écriture conversationnelle est le moyen le plus direct et efficace pour gagner la confiance de vos clients idéaux.

Un bon copywriter ne base pas son discours sur le produit qu’il a à vendre, ni sur la marque pour qui il travaille.

Il écrit pour qui lira ses mots.

Connaissez-vous le Golden Circle en marketing ?

Les clients n’achètent pas un produit ou un service. ils n’achètent pas un COMMENT ou un QUOI.

Ils achètent un POURQUOI (leur cerveau les y pousse). Cette théorie est développée par Simon Sinek dans son bestseller Start With Why 💡

Je pense qu’elle est trop peu connue (alors qu’elle me semble HYPER importante).

Concrètement, ne vendez pas « un superbe aspirateur dernière génération », vendez « un appartement impeccable en quelques minutes » ✨

Ne vendez pas « des articles de blog à forte valeur ajoutée », vendez « des leads qualifiés et une image de marque forte » 🌟

Ne vendez pas « un chatbot RH interne », vendez « l’accès instantané à toute l’information de l’entreprise pour les collaborateurs » 💬

Bref, vous comprenez l’idée. L’offre n’est que le COMMENT qui traduit le POURQUOI. Le produit ou le service, le QUOI, n’est qu’un détail pour atteindre l’objectif. Et ce n’est pas ce qui va déclencher l’acte d’achat.

Ce n’est pas tout : un équilibre doit être respecté entre la clarté du POURQUOI, la discipline du COMMENT et la cohérence du QUOI.

Les marques comme Apple ou Amazon l’ont compris depuis longtemps : leur vision va bien au-delà de leurs produits et services 💫

Faut-il être littéraire pour bien écrire sur internet ? Réponse courte : NON. Réponse longue 👇

Lorsque j’ai commencé à écrire sur le web, j’étais fier de faire de belles et longues phrases alambiquées.

Je ne lésinais pas sur les adverbes. J’avais envie de montrer que je savais manier les mots, utiliser des expressions rares et des figures de style élégantes 🧐

Problème, ce n’est pas du tout ce qu’attendaient mes clients. En fait, ce n’est tout simplement pas la bonne technique.

Sur un blog, un réseau social ou un site web, Proust et Hugo n’ont pas leur place. Un texte simple, clair, percutant et accrocheur fonctionne mieux qu’un paragraphe d’une immense phrase.

Bien sûr, il ne faut pas non plus prendre les lecteurs pour des idiots…

Inutile de limiter les phrases à 5 mots, à n’employer que 1000 mots de vocabulaire et à sauter une ligne à chaque phrase. Mieux vaut éviter, sauf si le contexte s’y prête.

Être un littéraire sur internet n’aide pas forcément, sauf pour la la syntaxe, l’orthographe et la langue en général.

Bien écrire sur internet demande surtout d’être bon en marketing, d’avoir une forte empathie et de connaitre le SEO.

Plus qu’à créer son style (et à savoir s’adapter à celui de ses clients) 🤔

Le copywriting et le content marketing, ce n’est PAS DU TOUT la même chose !

Ils n’ont presque rien en commun, mais sont pourtant encore souvent confondus 😩

On voit même des « copywriters » rédiger des articles de blog et des « rédacteurs web » des landing pages.

Dans un cas comme dans l’autre, on écrit de sa plus belle plume et on cherche à acquérir des clients, certes.

Mais les similitudes s’arrêtent ici.

Retour aux sources.

🎯 Le copywriting, c’est écrire pour inciter à l’action (notamment l’achat). Cela mêle marketing pur, écriture affutée et sens de la punchline. Surtout, il faut partir du besoin de la cible en focalisant son message sur le problème à résoudre.

La conversion doit être immédiate grâce au CTA : l’appel à l’action émotionnel qui déclenche l’acte.

💎 Le content marketing, c’est créer de valeur autour d’une thématique. Le but est de publier du contenu pour aider, conseiller et accompagner un persona.

La conversion en client peut mettre des semaines voire des mois, car le but n’est pas de vendre directement, mais de se placer en position de référent, avec une forte crédibilité et une grande visibilité. Le content arrive donc bien avant le copywriting dans le processus d’acquisition client.

L’intelligence artificielle remplacera-t-elle bientôt les métiers du copywriting ? 😱

Tous les secteurs sont concernés de près ou de loin par l’IA. Le copywriting aussi.

Elle automatise, simplifie, optimise. Constamment, elle repousse des limites.

Mais surtout, elle effraie plus d’un professionnel.

Parfois à tort, parfois à raison, l’IA est crainte : « (quand) va-t-elle me remplacer ? », se demandent-ils.

Aujourd’hui, l’IA reste un outil parfois (mais rarement) efficient au service de l’humain.

Sur des tâches très techniques, mathématiques ou répétitives (automatisation des campagnes de publicité en ligne par exemple), l’IA va rapidement dépasser les opérationnels.

Mais au niveau stratégique et encore plus au niveau créatif, le grand remplacement de l’humain par l’IA n’est pas pour demain.

Le copywriting restera-t-il encore longtemps une compétence stratégique et créative purement humaine ?

Affaire à suivre 🤷‍♂️

11 règles pour mieux écrire, selon Joshua Fields Millburn de How To Write Better :

👉 Treat text messages like prose.

Chaque message envoyé est une occasion de parfaire son écriture. Demandez-vous ce que vous essayez de communiquer.

👉 Words are tools.

Développez votre vocabulaire pour utiliser les bons mots au bon moment.

👉 Do it daily.

Rien ne remplace la pratique régulière car l’écriture est un muscle.

👉 Punctuation. Is. Pace.

Variez les signes de ponctuation pour rythmer vos écrits.

👉 Avoid throat-clearing.

Supprimez tout ce qui n’est pas indispensable pour ne garder que l’essentiel. Le pire ? Les introductions qui tournent autour du pot.

👉 Don’t waste the reader’s time.

Si vous pouvez apprendre quelque chose au lecteur en 90 secondes, n’y passez pas 5 minutes.

👉 30% composition, 70% editing.

Le premier jet est fait pour être retravaillé. C’est un véritable brouillon.

👉 Narrative urgency.

Chaque phrase joue un rôle clé : celui de donner envie de lire la suivante.

👉 Avoid too many adverbs.

Les adverbes sont vos ennemis. Point.

👉 Follow the rules, and then unfollow the rules.

Maîtrisez les règles pour mieux les contourner et créer les vôtres.

👉 Read more about writing.

Logique, non ?

Nous ne prenons pas nos décisions en nous basant sur la raison, chaque choix est fortement guidé par nos émotions.

Du coup le copywriting, c’est comme les fléchettes 🎯

Ce n’est pas si farfelu, promis.

👉 Votre main, c’est le copywriter.
👉 La fléchette, c’est le message marketing.
👉 Et la cible, eh bien… c’est tout simplement votre cible.

D’abord, on ne lance pas une fléchette légère en plastique de la même manière qu’une fléchette lourde en métal.

Ensuite, en fonction de la matière de la cible, sa distance et sa taille, on ne tire pas de la même façon.

Tout est question d’adresse, mais aussi et surtout de connaissance de sa fléchette et de sa cible.

Mais écrire pour vendre, c’est aussi tirer parti du fait que nous agissons avant tout selon nos émotions.

Retrouvez également mes réflexions sur le content marketing, le freelancing et la résistance écologique.

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